Quand les scores et lettres vous font oublier votre chien ou votre chat
Publié : sam. mai 30, 2026 4:31 pm
Depuis quelque temps, on voit fleurir partout des systèmes de notation pour les croquettes et les pâtées : lettres, couleurs, classements, “meilleures marques”, “pires aliments”, etc. Sur le papier, c’est séduisant. En un coup d’œil, on a l’impression de savoir si ce qu’on donne est “bien” ou “mal”. Mais à force de regarder des notes, on finit par oublier l’essentiel : l’animal qui est en face de nous.
Beaucoup de propriétaires en arrivent à cette situation étrange : leur chien ou leur chat va bien, a une digestion correcte, un poids stable, un poil propre, une bonne énergie, un bilan vétérinaire rassurant… mais ils culpabilisent parce qu’un outil en ligne a mis une mauvaise lettre à la marque qu’ils utilisent. D’un coup, ce qu’ils voyaient tous les jours de leurs propres yeux pèse moins qu’un score anonyme calculé on ne sait trop comment. Ils se mettent à douter de ce qu’ils constatent dans la réalité parce qu’un tableau leur dit l’inverse.
Le problème, ce n’est pas l’idée de classer ou d’évaluer. C’est la place qu’on laisse à ces notes dans nos décisions. Un score peut éventuellement servir de point de départ pour se poser des questions, pour comparer la composition de plusieurs produits, pour repérer un cas vraiment aberrant. Mais il ne connaît pas l’âge de votre animal, son niveau d’activité, ses antécédents médicaux, ses sensibilités spécifiques. Il ne voit pas comment il réagit à un aliment dans la durée. Il ne sait rien de votre chien ou de votre chat, il ne voit qu’une étiquette.
Quand on commence à changer de croquettes uniquement pour améliorer une lettre ou passer d’une couleur à une autre, on n’est plus en train de nourrir un individu, on est en train de nourrir un score. On enchaîne parfois les transitions, on stresse dès qu’un produit passe de “bien” à “moyen” sur tel ou tel site, on multiplie les essais parce que “ce n’est pas parfait sur le papier”, alors que l’animal, lui, se portait correctement avec ce qu’il avait dans sa gamelle. À force de viser l’aliment théoriquement idéal, on peut finir par créer de vrais problèmes là où il n’y en avait pas.
Remettre le chien ou le chat au centre, ça veut dire repartir de choses simples : comment est son état corporel, son poids, sa vitalité, son poil, sa peau, sa digestion, sa fréquence de selles, son confort général. Est‑ce qu’il y a des signes qui inquiètent vraiment, ou est‑ce que le malaise vient surtout de ce que l’on a lu en ligne ? Si quelque chose ne va pas, alors oui, il est légitime de se pencher sur l’alimentation, de regarder la composition, d’en parler avec un vétérinaire ou un professionnel compétent. Mais si tout va bien, la panique provoquée par une lettre n’est pas forcément le meilleur moteur pour décider.
Les scores et les lettres ne disparaîtront pas, et ce n’est pas forcément souhaitable. Ils peuvent aider certains à se poser des questions qu’ils ne se posaient pas. Le danger commence quand on leur donne plus d’autorité qu’à la réalité de l’animal. Un tableau ne voit pas votre chien se promener, ne caresse pas votre chat, ne suit pas ses analyses de sang. À la fin, ce n’est pas lui qui vivra avec les conséquences des changements répétés, c’est vous et votre compagnon.
Peut‑être qu’une bonne question à garder en tête serait simplement celle‑ci : si je ne connaissais pas la note de cet aliment, est‑ce que l’état de mon chien ou de mon chat me donnerait aujourd’hui une vraie raison de tout changer ?
Beaucoup de propriétaires en arrivent à cette situation étrange : leur chien ou leur chat va bien, a une digestion correcte, un poids stable, un poil propre, une bonne énergie, un bilan vétérinaire rassurant… mais ils culpabilisent parce qu’un outil en ligne a mis une mauvaise lettre à la marque qu’ils utilisent. D’un coup, ce qu’ils voyaient tous les jours de leurs propres yeux pèse moins qu’un score anonyme calculé on ne sait trop comment. Ils se mettent à douter de ce qu’ils constatent dans la réalité parce qu’un tableau leur dit l’inverse.
Le problème, ce n’est pas l’idée de classer ou d’évaluer. C’est la place qu’on laisse à ces notes dans nos décisions. Un score peut éventuellement servir de point de départ pour se poser des questions, pour comparer la composition de plusieurs produits, pour repérer un cas vraiment aberrant. Mais il ne connaît pas l’âge de votre animal, son niveau d’activité, ses antécédents médicaux, ses sensibilités spécifiques. Il ne voit pas comment il réagit à un aliment dans la durée. Il ne sait rien de votre chien ou de votre chat, il ne voit qu’une étiquette.
Quand on commence à changer de croquettes uniquement pour améliorer une lettre ou passer d’une couleur à une autre, on n’est plus en train de nourrir un individu, on est en train de nourrir un score. On enchaîne parfois les transitions, on stresse dès qu’un produit passe de “bien” à “moyen” sur tel ou tel site, on multiplie les essais parce que “ce n’est pas parfait sur le papier”, alors que l’animal, lui, se portait correctement avec ce qu’il avait dans sa gamelle. À force de viser l’aliment théoriquement idéal, on peut finir par créer de vrais problèmes là où il n’y en avait pas.
Remettre le chien ou le chat au centre, ça veut dire repartir de choses simples : comment est son état corporel, son poids, sa vitalité, son poil, sa peau, sa digestion, sa fréquence de selles, son confort général. Est‑ce qu’il y a des signes qui inquiètent vraiment, ou est‑ce que le malaise vient surtout de ce que l’on a lu en ligne ? Si quelque chose ne va pas, alors oui, il est légitime de se pencher sur l’alimentation, de regarder la composition, d’en parler avec un vétérinaire ou un professionnel compétent. Mais si tout va bien, la panique provoquée par une lettre n’est pas forcément le meilleur moteur pour décider.
Les scores et les lettres ne disparaîtront pas, et ce n’est pas forcément souhaitable. Ils peuvent aider certains à se poser des questions qu’ils ne se posaient pas. Le danger commence quand on leur donne plus d’autorité qu’à la réalité de l’animal. Un tableau ne voit pas votre chien se promener, ne caresse pas votre chat, ne suit pas ses analyses de sang. À la fin, ce n’est pas lui qui vivra avec les conséquences des changements répétés, c’est vous et votre compagnon.
Peut‑être qu’une bonne question à garder en tête serait simplement celle‑ci : si je ne connaissais pas la note de cet aliment, est‑ce que l’état de mon chien ou de mon chat me donnerait aujourd’hui une vraie raison de tout changer ?