Pourquoi certains influenceurs passent-ils leur temps à condamner les autres ?
Publié : ven. mai 29, 2026 9:44 am
Pourquoi certains influenceurs passent-ils leur temps à condamner les autres plutôt qu'à démontrer leurs affirmations ?
Lorsque l'on parcourt certains groupes de discussion consacrés aux chiens, aux chats et à la nutrition animale, un phénomène surprend rapidement : certaines personnes semblent passer davantage de temps à condamner les autres qu'à expliquer leurs propres analyses.
Les publications se succèdent :
Untel serait incompétent.
Tel vétérinaire serait dangereux.
Telle marque serait malhonnête.
Tel fabricant serait un escroc.
Tel professionnel serait corrompu.
Tel influenceur raconterait n'importe quoi.
Pourtant, après plusieurs minutes de lecture, une question apparaît souvent :
Où sont les preuves ?
Condamner est facile.
Démontrer est beaucoup plus difficile.
Pour affirmer qu'une information est fausse, il faut normalement expliquer pourquoi elle est fausse.
Pour affirmer qu'une croquette est mauvaise, il faut présenter des éléments objectifs.
Pour accuser une personne d'erreur, il faut être capable de montrer précisément où se situe cette erreur.
Or certains influenceurs semblent inverser la logique.
Ils commencent par la conclusion.
Ils désignent un coupable.
Ils lancent une accusation.
Et seulement ensuite, parfois, ils cherchent des arguments pour justifier leur position.
Cette méthode fonctionne bien sur les réseaux sociaux car les accusations attirent davantage l'attention que les explications.
Une publication intitulée :
« Voici pourquoi cette affirmation est discutable »
attirera généralement moins de réactions que :
« Encore un scandale ! On vous ment depuis des années ! »
L'émotion génère des clics.
La colère génère des partages.
L'indignation génère des commentaires.
La démonstration, elle, demande du temps et des efforts.
C'est pourquoi certains créateurs de contenu privilégient la dénonciation permanente.
Un autre aspect mérite réflexion.
Les personnes qui condamnent constamment les autres prennent rarement le risque de voir leurs propres affirmations examinées avec le même niveau d'exigence.
L'attention reste focalisée sur les prétendues erreurs des autres.
Leur propre discours échappe ainsi plus facilement à la critique.
C'est un mécanisme ancien :
Quand on regarde le doigt pointé vers quelqu'un, on oublie parfois d'examiner celui qui pointe le doigt.
Cette stratégie présente également un avantage psychologique.
Elle crée un sentiment d'appartenance.
Le groupe se rassemble autour d'un ennemi commun :
les fabricants ;
les vétérinaires ;
les scientifiques ;
les autorités ;
les autres influenceurs ;
les consommateurs qui ne pensent pas comme eux.
Peu à peu, la communauté se construit davantage sur l'opposition que sur la recherche d'informations fiables.
Mais une question simple permet souvent de prendre du recul :
Que reste-t-il du discours si l'on retire toutes les accusations ?
Dans certains cas, très peu de choses.
Les publications contiennent alors davantage de critiques envers les autres que d'explications sur la nutrition animale elle-même.
On apprend qui détester.
On apprend qui critiquer.
Mais on apprend peu de choses sur les besoins réels des chiens et des chats.
Une démarche sérieuse fonctionne généralement de manière inverse.
Elle commence par les faits.
Puis elle présente les arguments.
Ensuite seulement, elle tire des conclusions.
Elle ne cherche pas à fabriquer des coupables avant même d'avoir examiné les preuves.
La prochaine fois que vous lisez une publication très accusatrice, essayez cet exercice :
Comptez le nombre de phrases consacrées aux attaques contre des personnes.
Puis comptez le nombre de phrases consacrées à l'explication des faits.
Le résultat est parfois très révélateur.
Car dans le domaine du petfood comme ailleurs, la crédibilité se mesure souvent à la qualité des démonstrations, beaucoup plus qu'à l'intensité des condamnations.
Tags : condamnations, influenceurs petfood, nutrition animale, esprit critique, manipulation, accusations, désinformation, fake news, croquettes chien, croquettes chat, alimentation animale, réseaux sociaux, crédibilité, analyse critique, vérification des sources, pensée critique, communication, débat public, petfood, information fiable.
Lorsque l'on parcourt certains groupes de discussion consacrés aux chiens, aux chats et à la nutrition animale, un phénomène surprend rapidement : certaines personnes semblent passer davantage de temps à condamner les autres qu'à expliquer leurs propres analyses.
Les publications se succèdent :
Untel serait incompétent.
Tel vétérinaire serait dangereux.
Telle marque serait malhonnête.
Tel fabricant serait un escroc.
Tel professionnel serait corrompu.
Tel influenceur raconterait n'importe quoi.
Pourtant, après plusieurs minutes de lecture, une question apparaît souvent :
Où sont les preuves ?
Condamner est facile.
Démontrer est beaucoup plus difficile.
Pour affirmer qu'une information est fausse, il faut normalement expliquer pourquoi elle est fausse.
Pour affirmer qu'une croquette est mauvaise, il faut présenter des éléments objectifs.
Pour accuser une personne d'erreur, il faut être capable de montrer précisément où se situe cette erreur.
Or certains influenceurs semblent inverser la logique.
Ils commencent par la conclusion.
Ils désignent un coupable.
Ils lancent une accusation.
Et seulement ensuite, parfois, ils cherchent des arguments pour justifier leur position.
Cette méthode fonctionne bien sur les réseaux sociaux car les accusations attirent davantage l'attention que les explications.
Une publication intitulée :
« Voici pourquoi cette affirmation est discutable »
attirera généralement moins de réactions que :
« Encore un scandale ! On vous ment depuis des années ! »
L'émotion génère des clics.
La colère génère des partages.
L'indignation génère des commentaires.
La démonstration, elle, demande du temps et des efforts.
C'est pourquoi certains créateurs de contenu privilégient la dénonciation permanente.
Un autre aspect mérite réflexion.
Les personnes qui condamnent constamment les autres prennent rarement le risque de voir leurs propres affirmations examinées avec le même niveau d'exigence.
L'attention reste focalisée sur les prétendues erreurs des autres.
Leur propre discours échappe ainsi plus facilement à la critique.
C'est un mécanisme ancien :
Quand on regarde le doigt pointé vers quelqu'un, on oublie parfois d'examiner celui qui pointe le doigt.
Cette stratégie présente également un avantage psychologique.
Elle crée un sentiment d'appartenance.
Le groupe se rassemble autour d'un ennemi commun :
les fabricants ;
les vétérinaires ;
les scientifiques ;
les autorités ;
les autres influenceurs ;
les consommateurs qui ne pensent pas comme eux.
Peu à peu, la communauté se construit davantage sur l'opposition que sur la recherche d'informations fiables.
Mais une question simple permet souvent de prendre du recul :
Que reste-t-il du discours si l'on retire toutes les accusations ?
Dans certains cas, très peu de choses.
Les publications contiennent alors davantage de critiques envers les autres que d'explications sur la nutrition animale elle-même.
On apprend qui détester.
On apprend qui critiquer.
Mais on apprend peu de choses sur les besoins réels des chiens et des chats.
Une démarche sérieuse fonctionne généralement de manière inverse.
Elle commence par les faits.
Puis elle présente les arguments.
Ensuite seulement, elle tire des conclusions.
Elle ne cherche pas à fabriquer des coupables avant même d'avoir examiné les preuves.
La prochaine fois que vous lisez une publication très accusatrice, essayez cet exercice :
Comptez le nombre de phrases consacrées aux attaques contre des personnes.
Puis comptez le nombre de phrases consacrées à l'explication des faits.
Le résultat est parfois très révélateur.
Car dans le domaine du petfood comme ailleurs, la crédibilité se mesure souvent à la qualité des démonstrations, beaucoup plus qu'à l'intensité des condamnations.
Tags : condamnations, influenceurs petfood, nutrition animale, esprit critique, manipulation, accusations, désinformation, fake news, croquettes chien, croquettes chat, alimentation animale, réseaux sociaux, crédibilité, analyse critique, vérification des sources, pensée critique, communication, débat public, petfood, information fiable.